Dans la lignée d’un certain Returnal, Saros s’impose comme une expérience à part, plus maîtrisée, mais toujours habitée par cette même obsession : mourir, apprendre, recommencer… et surtout ressentir. Testé sur PS5 Pro, le titre de Housemarque ne se contente pas d’être un successeur spirituel, il affine la formule avec une approche plus accessible sans renier sa brutalité.
Gameplay
Dès les premières minutes, Saros impose son ADN : un roguelite nerveux, exigeant, mais bien plus lisible que son aîné. On retrouve ce ballet hypnotique d’esquives, de tirs et de déplacements constants, où chaque erreur se paie immédiatement. Les projectiles ennemis envahissent l’écran dans une chorégraphie infernale, mais étonnamment claire, presque instinctive à lire.
La grande évolution vient de sa progression permanente. Ici, chaque mort compte réellement : on récupère des ressources qui permettent d’améliorer durablement son équipement, rendant chaque run utile.
Ajoutez à cela des modificateurs de difficulté ajustables, et vous obtenez une expérience beaucoup plus flexible, capable de séduire autant les puristes que les joueurs moins aguerris.
Vous aurez également une sorte de double monde pour chaque biome. En effet, lors de votre première moitié de passage du biome, vous êtes dans un territoire plutôt « simple » (tout est relatif). Au bout d’un certain temps, vous devrez saisir comme une sorte de mains, pour basculer dans la version « obscure » du biome où la difficulté est renforcée, où les ennemis envoient de la corruption et où des semi-boss se mettront face à vous.
Résultat : un gameplay toujours exigeant, mais moins punitif dans sa philosophie.
Graphismes
Sur PS5 Pro, Saros est une véritable claque visuelle. Le jeu tourne en 4K à 60 fps, avec une stabilité impressionnante même dans les phases les plus chaotiques.
La direction artistique, dominée par des teintes dorées et des environnements extraterrestres dérangeants, évoque un mélange de science-fiction mystique et d’horreur cosmique.

Les effets de particules, omniprésents, donnent une identité forte au titre, transformant chaque combat en spectacle lumineux.
C’est beau, lisible, et surtout cohérent avec le gameplay frénétique.
Histoire (sans spoiler)
Saros nous place dans la peau d’Arjun Devraj, envoyé sur la planète Carcosa pour comprendre la disparition d’une colonie.
La narration reste fidèle à la philosophie de Housemarque : fragmentée, mystérieuse, presque cryptique. L’histoire se dévoile progressivement à travers l’exploration et des éléments disséminés dans le monde.
Si elle peut sembler en retrait face à l’action, elle intrigue suffisamment pour donner du sens à la boucle de gameplay, avec une construction qui pousse à avancer, encore et encore.
Sensation manette en main
Manette en main, Saros est un plaisir immédiat. La réactivité est exemplaire, chaque dash, chaque tir répond au doigt et à l’œil. Mais là où le jeu brille particulièrement, c’est dans l’utilisation de la DualSense :
- les vibrations haptiques retranscrivent les impacts
- les tirs ou même certaines tensions narratives avec une précision impressionnante
On ne joue pas seulement à Saros, on le ressent physiquement.
Ambiance sonore
L’ambiance sonore accompagne parfaitement l’expérience. Entre nappes oppressantes et musiques plus dynamiques durant les combats, Saros maintient une tension constante. Le sound design, notamment sur les tirs et les impacts, renforce cette sensation de chaos maîtrisé. Couplé à l’audio 3D, il participe pleinement à l’immersion, donnant parfois l’impression d’être encerclé par le danger.
Je remercie une nouvelle fois PlayStation pour le code et cette opportunité.
Mon verdict final
Saros n’est pas une révolution, mais une évolution intelligente et maîtrisée. Là où Returnal pouvait frustrer, lui cherche à retenir le joueur sans le trahir.
Plus accessible, mais toujours exigeant, plus lisible, mais toujours intense — Saros est une réussite évidente pour Housemarque, et sans doute l’une des expériences les plus marquantes du jeu d’action sur PS5 Pro aujourd’hui.
La note
9/10User Review
( votes)Pour
- Gameplay ultra nerveux et addictif
- Progression permanente qui valorise chaque run
- Direction artistique marquante
- Excellentes performances sur PS5 Pro
- Utilisation remarquable de la DualSense
- Ajout d’un ajustement de la difficulté pour chacun
Contre
- Une musique moins marquante que Returnal
- Des biomes qui se renouvellent moins