Test Indiana Jones

Machine Games dépoussière Indiana Jones avec brio

J’avais de grandes attentes pour Indiana Jones et le cercle ancien, espérant qu’il saurait me plonger dans des aventures archéologiques incroyables. La trilogie de film, riche en action, en aventures et en humour, avait placé la barre très haut. Le fait que ce jeu se déroule après Les Aventuriers de l’arche perdue ajoutait une pression supplémentaire sur les épaules de MachineGames. Bien que le jeu présente quelques défauts, j’ai particulièrement apprécié la manière dont il préserve l’esprit de la saga. Dès la mission d’introduction, qui recrée avec une fidélité remarquable une scène emblématique, j’ai su que j’allais savourer cette nouvelle aventure.

Fidèle à l’esprit d’Indiana Jones

C’est parti, vous êtes prêts à vous lancer dans le jeu. Alors lâcher votre téléphone, on se prépare à une excellente soirée gaming après avoir mangé un bon burger et on y va. Le jeu vous embarque dans une quête palpitante à travers le monde, à la recherche d’une série de pierres mystérieuses capables de transporter leur porteur instantanément où il le souhaite. Mais si ces artefacts venaient à tomber entre de mauvaises mains – en particulier celles des nazis –, ils pourraient mettre fin à la guerre en un instant. Une fois de plus, le Dr Jones doit faire preuve de son intelligence et de son ingéniosité pour retrouver ces pierres avant ses ennemis. Son principal rival, Emmerich Voss, un archéologue allemand travaillant directement pour Adolf Hitler, lui donne du fil à retordre. Cette course-poursuite dangereuse vous emmène aux quatre coins du globe : Gizeh, Shanghai, l’Himalaya, et bien d’autres lieux encore. L’aventure est intense et ne laisse aucun répit.

Le jeu brille par la qualité exceptionnelle de ses interprétations. Troy Baker livre une performance remarquable en VO, au point que l’on pourrait croire qu’Harrison Ford lui-même prête sa voix et sa personnalité à Indiana Jones. Il capture parfaitement le mélange de charme, de sarcasme et de cette chaleur humaine subtile qui caractérise le personnage. À ses côtés, Gina Lombardi, une journaliste italienne déterminée à élucider les mystères du Grand Cercle pour ses propres raisons, s’impose comme bien plus qu’une simple acolyte. Leur relation est riche, pleine de complicité, et les moments qu’ils partagent à l’écran sont mémorables. Quant à Emmerich Voss, il incarne un antagoniste véritablement menaçant, et le regretté Tony Todd confère une aura majestueuse au personnage de Locus.

La VF de Richard Darbois est également excellente même si j’ai pu noter quelques incohérences dans la voix. Richard Darbois est plus proche de Harrison Ford plutôt que du Indiana Jones dans le jeu, qui lui est trentenaire.

Visuellement, le jeu est un véritable régal même sur Xbox Series S. Chaque environnement, des pyramides englouties à un gigantesque navire de guerre allemand perché au bord d’une montagne glacée, regorge de détails et d’atmosphère. Toutefois, certaines textures sur Xbox Series S sont baveuses et certains passages possèdent quelques clipping, mais rien de bien gênant. MachineGames a su créer un monde à la fois captivant et immersif, invitant à l’exploration. Bien qu’il soit possible de terminer l’aventure principale d’Indiana Jones et le cercle ancien en une douzaine d’heures, le jeu offre bien plus. De nombreux lieux cachent des recoins à explorer, des secrets à découvrir, ainsi que des missions secondaires, qui enrichissent l’expérience. Ces énigmes et défis additionnels peuvent ajouter plusieurs heures au temps de jeu, certaines missions pouvant même prendre une heure complète. Résultat : le temps passé en compagnie d’Indy est tout sauf limité.

Jouer en incarnant Indiana Jones apporte une véritable authenticité à l’expérience, même si tout n’est pas aussi fluide qu’on pourrait l’espérer. L’escalade manque parfois de précision, et les combats peuvent se révéler frustrants. Si les affrontements à coups de poing sont assez simples à maîtriser, certains ennemis, plus coriaces, peuvent rapidement vous mettre à terre si vous ne parvenez pas à bloquer leurs attaques. Une série de coups bien placés suffit généralement à neutraliser les nazis, mais l’absence de prises silencieuses oblige à réfléchir avant d’engager le combat. Il faut peser le pour et le contre : faut-il se battre ou préférer la discrétion ? D’autant que l’intelligence artificielle est inégale : parfois, les ennemis ne vous remarquent pas alors que vous êtes à quelques centimètres, et d’autres fois, ils vous repèrent de très loin.

Avec le temps, on apprend à mieux anticiper leur comportement, ce qui rend ces incohérences moins gênantes. Il devient également clair que le combat est une option de dernier recours. Indy est avant tout un archéologue, pas un combattant aguerri, et il ne se bat que lorsqu’il n’a pas d’autre choix. La furtivité s’impose comme une stratégie préférable dans la plupart des situations. Bien que le jeu mette à disposition de nombreuses armes improvisées pour distraire ou assommer les ennemis, un peu plus de soutien dans les phases de combat aurait été le bienvenu. Cela dit, le jeu reste loin d’être mauvais. Cependant, chaque affrontement conserve une part d’incertitude : impossible de savoir si la situation tournera en votre faveur. Même les armes à feu, bien que disponibles, ne garantissent pas la victoire, car certains ennemis nécessitent de nombreuses balles avant d’être éliminés.

Utiliser le fouet d’Indiana Jones est toujours un plaisir, que ce soit pour se balancer au-dessus de précipices, activer des mécanismes ou neutraliser des ennemis. Le jeu regorge de puzzles ingénieux qui sollicitent votre réflexion : faire pivoter des piliers, manipuler des plaques de pression ou résoudre des énigmes variées. Parfois, ces défis sont liés à l’environnement ; d’autres fois, il s’agit de déchiffrer des codes pour ouvrir des portes ou des coffres. Quoi qu’il en soit, ces énigmes sont toujours bien conçues. Le jeu trouve un équilibre parfait entre combat, exploration et résolution de puzzles, garantissant une expérience dynamique et divertissante à chaque instant.

L’histoire adopte un ton similaire à celui de Les Aventuriers de l’arche perdue et de la Dernière Croisade, plutôt qu’à celui de le Temple maudit. C’est un choix que j’ai particulièrement apprécié, car le récit s’avère à la fois captivant et fidèle à l’esprit de la franchise. Il combine humour, authenticité et aventure, se hissant parmi les périples les plus palpitants d’Indy.

Bien que le jeu regorge de clins d’œil à la saga et de références charmantes aux précédentes aventures, il réussit à s’imposer comme une histoire unique et indépendante. Lorsque vous n’êtes pas en quête du prochain tombeau ou artefact, il y a toujours de quoi vous occuper. Les livres d’aventure disséminés dans le monde apportent des bonus intéressants : ils vous confèrent de nouvelles capacités ou renforcent celles que vous possédez déjà.

Au fil de votre aventure, vous débloquerez divers outils utiles : un briquet pour éclairer les zones sombres, un appareil vous permettant de respirer sous l’eau, et un appareil photo qui non seulement vous aide à résoudre des énigmes grâce à des indices visuels, mais vous permet également de prendre des clichés. Ces photos, en plus d’immortaliser vos découvertes, rapportent des points à utiliser pour acquérir de nouvelles capacités.

Machine Games dépoussière Indiana Jones avec brio

Résumé

Bien que le jeu souffre de quelques imperfections en matière de combat et de navigation, chaque instant passé dessus reste un véritable plaisir. L’attention portée aux détails pour rendre l’expérience authentique est évidente, qu’il s’agisse de l’excellente bande originale ou des visuels marquants, comme cette fameuse ligne rouge traçant votre itinéraire sur une carte tandis qu’un train ou un avion est en mouvement. L’histoire est captivante, soutenue par une interprétation remarquable des acteurs, et culmine avec un final qui rivalise avec la mythique ouverture de l’Arche dans le premier film.

Que vous soyez un fan inconditionnel des films ou simplement en quête d’une aventure riche en sensations fortes et en narration de qualité, Indiana Jones et le cercle ancien offre une expérience palpitante et mémorable.

La note
9/10
9/10
Envoi
User Review
9.75/10 (2 votes)
0/10
Comments Rating 0/10 (0 reviews)

Pour

  • L’histoire prenante
  • Les multiples zones à explorer
  • Les quêtes annexes intéressantes et pertinentes
  • Un temps de jeu raccourci mais dense et parfait
  • La VF
  • L’infiltration

Contre

  • L’utilisation du fouet parfois impréci
  • Une version Xbox Series S une peu baveuse
  • L’IA vraiment catastrophique

Répondre

Envoi

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur State Of Gaming

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture