Salut les amis ! Depuis quelques jours, et avant de m’aventurer dans Indiana Jones, je me suis attaqué à un jeu qui m’avait tapé dans l’oeil pendant la Summer Game Fest : Neon Blood.
Lors de mon passage à la GamesCom 2024, j’ai même pu rencontrer les 3 développeurs de ChaoticBrain Studio, vraiment très sympathique, qui ont le temps de m’expliquer leur jeu, leur concept.
Il est l’heure de passer au test final de Neon Blood sur PS5.
Il s’agit désormais d’un jeu d’aventure pixelisé se déroulant à Viridis, un monde jonché d’inégalités et de corruption en raison des conséquences de la Troisième Guerre mondiale. C’est un monde où les implants sont la norme et où la dangereuse drogue verte et néon, Spark, laisse les citoyens en état d’ébriété.
Vous incarnez Axel McCoin, un policier doté d’implants cybernétiques, marqué par sa dépendance au Spark. Cette addiction fait de lui une figure singulière au sein de son équipe. Paradoxalement, c’est cette même dépendance, ainsi que les effets de la drogue qui effacent la mémoire de ses consommateurs, qui poussent Axel à se battre. Sa quête : percer les mystères de Viridis, mettre un terme à sa corruption et tenter de rassembler les morceaux épars de ses souvenirs perdus.
Neon Blood est avant tout un jeu visuellement saisissant. Le monde de Viridis capture parfaitement l’essence du cyberpunk, avec son atmosphère sombre et délabrée sublimée par des néons omniprésents. Le col lumineux bleu du manteau d’Axel, entourant son cou comme un halo, agit comme un rappel constant de son lien avec la corruption qui gangrène la ville. Habitant de longue date de Viridis, Axel connaît chaque recoin et chacun de ses habitants, y compris sa cible principale : Robin Slash, un assassin traquant les ingénieurs responsables de la fabrication des implants. À travers des rebondissements multiples, vous explorerez les différentes zones de la ville, croiserez des personnages hauts en couleur – alliés ou obstacles dans la quête d’Axel – et découvrirez les vérités enfouies sous la surface de Viridis.
C’est en explorant Viridis que l’on rencontre le premier problème majeur du jeu.
Les problèmes dans Neon Blood
Axel est extrêmement difficile à déplacer. Sa vitesse de marche normale est comparable à celle d’un escargot, bien que le jeu propose heureusement une option pour courir, dont je me suis servi en permanence. Cependant, la course d’Axel est tout sauf fluide : je me retrouvais régulièrement bloqué par des objets invisibles, qui se révélaient être des éléments du décor mal intégrés, dépassant légèrement en tant que sprites d’arrière-plan, ce qui rendait les déplacements frustrants.
Un autre point irritant concerne les interactions avec les personnages. Une zone de texte indique que vous pouvez leur parler, mais pour que l’invite « S’exprimer » s’affiche au-dessus de leur tête, il faut se positionner avec une précision agaçante. Passer plusieurs secondes à ajuster son personnage pour simplement engager une conversation est loin d’être une expérience plaisante. On notera ici un souci de traduction avec la langue française.
En parlant de traduction, j’ai pu rencontrer pas mal de phrases et de contenus présentant de l’anglais ou des traductions françaises approximatives.
Neon Blood souffre également d’un manque flagrant de HUD ou de tout système permettant de suivre les compétences et améliorations acquises par le joueur.
À plusieurs reprises, je me suis retrouvé incertain de la marche à suivre. Les objectifs, bien qu’affichés brièvement à l’écran, disparaissent rapidement, laissant le joueur dans le flou. Ce n’est que par hasard que j’ai découvert qu’ils étaient consultables dans le menu pause.
De même, lorsqu’Axel obtenait des améliorations d’implant, il n’y avait aucun moyen de visualiser les progrès effectués dans ses statistiques. Cette absence d’informations limite l’approfondissement des capacités d’Axel et l’immersion dans l’histoire du monde. Offrir un meilleur contexte sur ces améliorations aurait grandement enrichi l’expérience. Malheureusement, le seul moment où l’on peut constater les effets de ces upgrades, c’est pendant les combats, une décision étrange de la part de ChaoticBrain Studio.
Le combat lui-même est un autre point faible. Le système de combat au tour par tour manque de dynamisme, d’autant qu’on est parfois plongé dans des affrontements sans contexte. Bien que ce type de combat soit habituellement l’un de mes préférés pour la stratégie qu’il propose, dans Neon Blood, l’intérêt s’efface rapidement. Je me suis contenté d’utiliser en boucle la compétence « tir à la tête », la plus puissante, car les autres compétences acquises au fil du jeu étaient tout simplement moins efficaces. Cela réduit considérablement l’aspect stratégique et rend les affrontements répétitifs et monotones.
Pour certains combats, vous serez amenés, sans prévenir, à réaliser des QTE pour terminer le combat. L’animation du personnage est plutôt réussi et cela apporte un peu de dynamisme. Toutefois, ces phases sont trop limitées.
Résumé
Neon Blood, en apparence, est une aventure cyberpunk pixelisée étonnante qui se targue d’une intrigue intrigante. Cependant, les joueurs s’apercevront malheureusement qu’en passant plus de temps avec le jeu, celui-ci est truffé de détails maladroits, de combats peu inspirants et de l’absence de fonctions d’accessibilité. Bien que Neon Blood semble être une aventure cyberpunk passionnante, les problèmes qu’il présente en font un jeu visuellement magnifique mais pas une expérience très amusante.
La note
6.5/10User Review
( vote)Pour
- Visuellement très classe avec le mélange cyberpunk x pixel
- Le travail réalisé pour 3 personnes
- Les diversités de zones
- L’histoire même si légère, on y prend goût
Contre
- Les erreurs de traduction en français
- Les phases de combat répétitives
- Le manque d’information pour les missions